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Comprendre le Symbole de Foi (4)

Avec ce quatrième article consacré au Symbole de Foi, nous vous proposons des commentaires sur le Credo en deux parties. Le premier a été rédigé par Vladimir Lossky peu avant sa mort en 1958, complété par l’archimandrite Pierre L’Huillier et publié dans la revue Contacts, N° 38-39 en 1962. La seconde partie a été écrite par la père André Borrely, et publiée dans des livrets catéchétiques destinés à ses paroissiens de Marseille.

Qui, pour nous, hommes, et pour notre salut, est descendu des cieux, s’est incarné du Saint Esprit et de la Vierge Marie, et s’est fait homme.
Alors que le deuxième article du Credo traitait du Fils dans sa relation ontologique et éternelle avec le Père, l’article suivant se rapporte à l’incarnation du Fils. La révélation néo-testamentaire, en proclamant hautement que le Messie attendu par Israël est le Verbe de Dieu incarné, représente à la fois l’accomplissement et le dépassement de l’Ancien Testament : les prophètes avaient clairement annoncé l’avènement d’une ère nouvelle inaugurée par un Messie, c’est-à-dire un envoyé du Très-Haut ; les traits de ce Messie sont mêmes précisés ; c’est ainsi que le livre d’Isaïe dépeint la figure du Serviteur humilié et outragé (Is 53). Par ailleurs, la pensée juive, tout en restant fidèle au monothéisme strict avait entrevu une certaine personnalisation de la Sagesse divine (par exemple, Pr 8-9, Ecc 1 et 24) mais jamais le rapprochement de personnalité n’avait été clairement fait entre le Messie libérateur et la Sagesse divine hypostasiée. En outre, les derniers siècles qui précédèrent notre ère avaient vu l’éclosion chez les Juifs d’un nationalisme exalté et teinté de xénophobie qui estompait quelque peu la vision messianique universaliste des anciens prophètes. Le Messie attendu l’était, chez beaucoup, sous les traits d’un restaurateur de l’État juif ; même les Apôtres, avant la Pentecôte, n’arrivaient pas à se libérer de cette conception (Ac 1, 6).

Le troisième article du Symbole est l’écho de l’affirmation évangélique : « Et le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous » (Jn 1,14). L’Église a toujours défendu avec une extrême vigueur la doctrine de l’Incarnation contre ceux qui niaient ou déformaient cette vérité qui fonde la certitude du salut. Dans le commentaire de l’article précédent, nous avons souligné l’attachement de l’Église à la proclamation de Jésus Christ comme vrai Dieu et vrai Homme. Le christianisme orthodoxe a lutté avec acharnement contre les docètes qui, par dualisme gnostique, niaient la réalité de l’Incarnation ; c’est contre ces hérétiques que saint Jean polémise dans sa première épître, lorsqu’il écrit : « À ceci reconnaissez l’esprit de Dieu : tout esprit qui confesse Jésus Christ venu dans la chair est de Dieu : tout esprit qui ne confesse pas Jésus Christ n’est pas de Dieu ; c’est là l’esprit de l’Antichrist (1 Jn 4,2-3). Dans sa deuxième épître, il écrit encore : C’est que beaucoup de séducteurs se sont répandus dans le monde qui ne confessent pas Jésus Christ venu dans la chair. Voilà bien le Séducteur, l’Antichrist » (2 Jn 7-8). Par là même, la Sainte Écriture nous met en garde, non seulement contre cette hérésie des docètes, mais également et plus généralement contre tout pseudo-spiritualisme qui ne place pas au centre de son enseignement Jésus Christ, Verbe de Dieu incarné.

L’Incarnation est l’événement par excellence dans l’histoire du Salut : elle n’est pas un fait que l’on puisse co-numérer avec d’autres. C’est l’événement qui a modifié radicalement l’histoire car, par l’Incarnation du Verbe, les rapports entre Dieu et l’homme ont été totalement transformés. Le christianisme a une conception linéaire et non pas cyclique du temps : c’est-à-dire que le temps a un commencement marqué par la création et une fin qui sera marquée par le Jugement dernier. Et cette ligne est justement coupée en un point par l’Incarnation. Les Apôtres et les chrétiens des premiers siècles n’ont point méconnu ce caractère décisif de l’Incarnation dans laquelle ils ont justement vu l’inauguration de l’ère eschatologique annoncée par les prophètes (voir par exemple Ac 11,14-36 ; à noter la référence à Joël 3,1-5). Quant à saint Irénée de Lyon, le grand docteur et témoin de la Tradition à la fin du IIe siècle, il appelle l’ère inaugurée par l’Incarnation les novissima tempora, les temps derniers (Adv. Haer. 3,24,1), indépendamment de toute considération de durée.

On remarquera combien la terminologie du Credo est simple et les explications dogmatiques concises : là encore, il faut avoir présent à l’esprit ce qui a été dit dans le commentaire de l’article précédent sur l’absence voulue de toute théologie spéculative. La cause de l’Incarnation est donc résumée en ces termes : « pour nous, hommes, et pour notre salut ». Les spéculations vaines et oiseuses pour savoir si l’Incarnation aurait eu lieu même sans le péché originel et donc sans nécessité d’une rédemption proprement dite n’ont pas de place dans un énoncé de la Règle de Foi. Par ailleurs, on notera que l’universalité du salut offert à l’humanité est implicitement affirmée dans la formulation de l’article, conformément aux paroles très claires de la Sainte Écriture : « Voilà ce qui plait à Dieu notre Sauveur, lui qui veut que lors les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » (1 Tm 11,3-4). Il est à peine besoin d’ajouter que l’expression du Credo « …pour nous, hommes… » ne porte pas seulement sur cet article mais aussi sur les suivants qui traitent de l’économie du Verbe incarné.

Les mots « est descendu des cieux » ne se rapportent évidemment pas à une conception grossièrement matérielle ; ils marquent l’infinie condescendance divine dans l’Incarnation et soulignent la réalité de l’événement dont la mystérieuse grandeur est exprimée avec tant de justesse et de beauté dans la lettre dogmatique de saint Sophrone (VIIe siècle) qui écrit : « …Il s’est incarné, lui, l’incorporel ; il prend notre forme, lui qui, selon l’essence divine, était exempt de forme, quant à l’extérieur et à l’apparence ; il prend un corps comme le nôtre, lui, l’immatériel, il devient véritablement homme, sans cesser d’être reconnu comme Dieu. On le voit porté dans le sein de sa mère, lui qui est dans le sein du Père éternel ; lui, l’intemporel, reçoit un commencement dans le temps ; tout cela, non par caprice, mais s’anéantissant vraiment et réellement tout entier, par la volonté de son Père et la sienne, assumant toute notre pâte humaine, en prenant une chair consubstantielle à nous, une âme raisonnable, semblable à nos âmes, un esprit identique ait nôtre ; puisque c’est en cela que consiste l’homme » (Lettre dogmatique PG 87, col. 3160-61). Il faut noter que le terme « s’anéantissant », qui est tiré de saint Paul (Ph 11,7) ne doit pas être mésinterprété, car ce dont le Christ s’est dépouillé dans l’Incarnation, ce n’est pas de la nature divine mais de la gloire qu’il possède de toute éternité et qui aurait dû rejaillir sur son humanité, gloire qu’il manifeste d’ailleurs dans la Transfiguration. L’Incarnation du Verbe n’implique nulle modification de la nature divine Une : celte vérité de la loi trouve des échos dans la lex orandi de l’Église ; c’est ainsi que dans une prière de la Liturgie de saint Jean Chrysostome nous lisons : « Mais dans ton ineffable et incommensurable amour pour l’homme, tu t’es fait homme sans changement, ni altération et tu es devenu notre grand Prêtre… ».

L’Église confesse que Notre Seigneur « s’est incarné du Saint Esprit et de Marie la Vierge », conformément à ce qui est exprimé explicitement dans l’Évangile (Mt 1,18-2) ; Lc 1,26-38). La mention de la Très-sainte Vierge Marie souligne la réalité de l’humanité de Notre Sauveur, qui est le Messie de la race de David, annoncé par l’Ancien Testament. L’Incarnation s’est faite non seulement par la volonté pré-éternelle de la Sainte Trinité (1 P 1,17-21), mais aussi avec le consentement de la Très-sainte Vierge (Lc 1,38). Dans cette obéissance confiante en la parole de Dieu, la Tradition ecclésiale voit la réplique à la désobéissance d’Ève. Saint Justin écrit dans la première moitié du IIe siècle : « Nous comprenons que le Christ s’est fait homme par le moyen de la Vierge, afin que la désobéissance provoquée par le serpent prît fin par la voie même où elle avait commencé. En effet, Ève, vierge et intacte, avant conçu la parole du serpent, enfanta la désobéissance et la mort, la Vierge Marie, ayant conçu foi et joie, quand l’ange Gabriel lui annonça que l’Esprit du Seigneur viendrait sur elle et la vertu du Très-Haut la couvrirait de son ombre, en sorte que l’Être saint né d’elle serait Fils de Dieu, répondit : « Qu’il me soit fait selon ta parole ». Il est donc né d’elle, celui dont parlent tant d’Écritures… Par lui, Dieu ruine l’empire du serpent et de ceux, anges ou hommes, qui lui sont devenus semblables et affranchit de la mort ceux qui se repentent de leurs fautes et croient en lui » (PG 6, col. 712). Avec beaucoup de sobriété et d’exactitude dogmatique, ce Père de l’Église, si proche de la génération apostolique, nous donne toutes les raisons sur lesquelles se fonde la vénération des chrétiens envers la Très-sainte Vierge Marie. L’article se termine par l’expression « s’est fait homme ». Pour rendre la concision de l’original grec, il faudrait forger un mot unique « s’est en-humanisé ». Par l’Incarnation, le Christ devient, selon la nature humaine en tout semblable à nous sauf le péché (cf. Hé 11,17 ; Rm 7, 3 ; Ph 11, 7).

Père André Borrely

« Le Verbe qui transcende l’univers » (kondakion de Noël) se fait chair dans le sein vierge d’une petite galiléenne fécondé par l’Esprit. Pris d’un coup de folie amoureuse, le Créateur se fait créature. Sans cesser d’être « le Dieu trop haut pour notre entendement » (idem). Dieu se dépouille de la gloire incréée de sa divinité. « Le Dieu d’avant les siècles » (idem, ainsi que dans l’ikos) se proportionne à nous ; la Roue dentée divine vient embrayer chacune de nos roues dentées humaines pour les mettre en mouvement, pour leur donner la seule vie qui ne soit pas une vie morte. Événement inouï : Dieu devient sa propre création. « L’insaisissable, l’inexplicable Seigneur » (laudes des matines de Noël, 1er et 3e stichères) sort de l’absolu éternel de son être, de sa propre transcendance pour se relativiser en entrant dans le devenir du monde, dans la durée des hommes. L’Éternel entre dans le temps, « le Dieu d’avant les siècles » (kondakion de Noël) se fait mortel et il en mourra atrocement, crucifié comme un malfaiteur aux portes de la Ville ! Saint Paul, dans son épître aux Philippiens, dit admirablement du Christ : « Lui qui, possédant forme de Dieu, n’a pas regardé comme une prérogative d’être égal à Dieu, mais s’est anéanti en prenant forme d’esclave, en devenant pareil aux hommes. Et quand il a eu figure humaine, il s’est abaissé à obéir jusqu’à mourir et mourir en croix. Aussi Dieu l’a-t-il exalté et lui a-t-il accordé le Nom qui est au-dessus de tout nom, pour qu’au Nom de Jésus tout genou plie, dans les cieux, sur terre et sous terre, et que toute langue avoue que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père » (Ph 2, 6-11). L’événement de Noël précontient toute l’odyssée de Jésus de Nazareth ici-bas et donc toute l’économie de notre salut : les affres du Vendredi saint, la nuit de Pâques et finalement l’ascension pour siéger à la droite du Père afin que vienne à profusion sur l’Église la Pentecôte de l’Esprit. « L’icône immuable du Père divin » (vêpres de Noël, 1er stichère du lucernaire) vient parmi nous vivre comme nous tous : Jésus de Nazareth eut besoin de nourriture, de repos et de sommeil. Dans l’ardeur d’un midi palestinien il demanda à boire à une femme de Samarie. Il éprouva le stress, fut accessible aux joies de l’amitié, à la tristesse, à l’indignation.

Mais cet incroyable abaissement de la divinité, cette humiliation volontaire, cette descente inouïe de Dieu jusqu’à l’homme, il est descendu des cieux, a pour unique finalité d’élever l’homme jusqu’à Dieu. Dieu s’humanise afin de diviniser l’humanité. C’est très exactement ce que nous appelons le salut. Au moment de l’année où nous célébrons la fête de Noël, les jours viennent de recommencer à croître et petit à petit les nuits vont aller en diminuant. (…) Dire que le « Seigneur Jésus Christ est descendu des cieux et s’est fait homme, « c’est affirmer que le christianisme est fondamentalement, essentiellement, non point une religion, un ensemble de traditions, un corpus de rites, encore moins une morale sociale, mais un coup de soleil ! La vie chrétienne authentique, telle que les saints consentent à l’expérimenter dans la foi et l’amour, est une exposition au Soleil divin, un emmagasinement en notre humaine nature des rayons ultraviolets divins. Devenir des saints, cela consiste à bronzer en s’exposant aux rayons incréés du « Soleil de justice », aux rayons divins du « Soleil levant plus brillant que tout soleil » (exapostilaire des matines de Noël), de la « Lumière issue de la Lumière ».

Et parce qu’il est pleinement Dieu, l’Enfant qui naît à Noël est aussi pleinement homme. S’il est notre Sauveur, c’est en ce sens très précis que, possédant la plénitude de la divinité, il est le seul homme à pouvoir réaliser la plénitude de l’humanité. En nous révélant qui il est, Dieu nous révèle simultanément qui nous sommes. L’Enfant né à Noël nous révèle que Dieu seul est pleinement humain. En cet Enfant le divin se révèle au sein même de l’humain. Tout le divin de cet Enfant est simultanément humain, de même qu’en lui tout l’humain contient la plénitude de sa divinité. Dans l’Enfant de la nuit de Bethléem il n’y a rien qui soit seulement divin ou seulement humain, mais l’un en l’autre et par l’autre est divino-humain. Les deux natures et divine et humaine s’unissent totalement en cet Enfant sans cependant se confondre. Quand, le Vendredi saint, Pilate reviendra vers les juifs pour leur désigner Jésus en disant : « Ecce homo, voici l’homme », il ne croira pas si bien dire ! Car, nous chrétiens, nous devons comprendre : « Voici enfin un homme ! » Je veux dire : voici enfin un homme totalement humain parce que de part en part pénétré par le divin. Voici l’Homme par excellence. Voici le seul homme qui ne soit pas plus ou moins homme, plus ou moins intelligent, plus ou moins doué de mémoire, plus ou moins vertueux. Voici un homme qui ne fragmente pas la nature humaine, mais la manifeste pleinement en témoignant par sa divino-humanité que l’homme n’est véritablement homme qu’en Dieu et par Dieu, en étant divinisé, engendré à sa vie divine et incréée.

Mais si cela est vrai, si nous y croyons vraiment, nous sommes dans l’obligation de vivre, tout au long de nos journées, de nos semaines, de nos mois, de nos années, le mystère de Noël, le mystère de la divino-humanité, le mystère de l’union sans confusion du divin et de l’humain. Nous devons consentir à expérimenter le mystère de la divinisation, de la pénétration de notre humanité par les énergies divines et divinisantes du saint Esprit qui repose en plénitude sur l’Enfant divino-humain de Bethléem. Nous devons, jour après jour, inlassablement jusqu’à notre dernier souffle, consentir onéreusement mais salutairement à entrer en communion avec le saint Esprit, à nous mêler à l’Esprit déifiant de la Pentecôte, à nous laisser transfigurer en lumière sans déclin, sereine et joyeuse par le Ressuscité. Il s’agit de consentir à expérimenter une existence dont le mode est une manière d’être divine. Le message de Noël est que nous ratons notre destinée si nous nous enfermons dans notre propre nature humaine pécheresse et déchue, animalisée par le péché. Le message de Noël est que le péché est en nous un élément étranger à notre nature véritable, et que l’accès à celle-ci ne nous est possible que si nous acceptons l’introduction en notre nature d’un autre élément étranger, à savoir le don divin, incréé et infini de l’Esprit saint qui repose sur l’Enfant né en la nuit de Noël. Le message de ce petit enfant est que si nous confessons sa filiation divine, nous recevons la Semence de sa divinité, l’Esprit saint dont il est, auprès du Père, le Réceptacle éternel et, ici-bas, le Dispensateur obligé. Le message que nous adresse ce petit enfant est que, si, dans la foi et l’amour, nous ouvrons notre intelligence et notre cœur à la leçon de sa naissance parmi nous, de son inimaginable humiliation, de son inconcevable abaissement, de sa condescendance infinie, alors l’Acte générateur éternel de son Père céleste sur lui s’étend jusqu’à nous et nous naissons à cette vie nouvelle dont l’Enfant de Bethléem devenu un homme d’une trentaine d’années parlera à Nicodème.

Si cet enfant naît du Saint-Esprit et de la vierge Marie et non point de Joseph, ce n’est pas parce que l’union conjugale est un péché. C’est parce que, de toute éternité, cet Enfant a un Père dont il est l’unique-engendré, le monogenes. Lors donc que la Parole éternelle du Père devient chair, le Fils ne peut devenir, même charnellement, fils d’un autre père que de Celui dont il dira à Marie de Magdala après sa résurrection : « mon Père et votre Père, mon Dieu et votre Dieu » (Jn 20, 17). La génération charnelle de Jésus de Nazareth ici-bas, sa naissance à l’existence biologique promise à la mort, ne peut être qu’un prolongement, un contre-coup de la génération éternelle par laquelle Dieu son unique Père et dont il est l’unique Fils, lui communique la plénitude de sa Vie paternelle, c’est-à-dire l’Esprit saint. C’est pourquoi le Credo affirme que le Christ est né et du Saint-Esprit et de la vierge Marie. En proclamant cela, la sainte Église se réfère implicitement au troisième Évangile en lequel nous lisons que l’ange Gabriel annonce à Marie qu’elle sera mère malgré sa virginité en lui disant : « Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre » (Lc 1, 35). En cet article de notre Credo, nous affirmons que la divinité est venue se mêler avec l’humanité afin que les hommes soient mélangés à l’Esprit saint que, de toute éternité, le Père céleste communique à son Fils bien-aimé en l’engendrant. L’Enfant qui naît à Noël, c’est le Feu divin venu incendier l’humanité pécheresse et déchue, mais conviée aux épousailles divines. Notre pauvre humanité promise au Vendredi saint et à la mort, c’est le fer qui mis dans le feu peut devenir feu lui-même. Nous n’avons été créés que pour devenir feu et Esprit, pour entrer en contact divinisant avec le Corps très pur et le Sang très précieux du Ressuscité.

Le sycomore

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